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Tuesday, July 21, 2020

Belfort-du-Quercy. Lot : les abeilles au secours des melons - LaDepeche.fr

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La technique n’est pas nouvelle. Mais elle porte toujours ses fruits. Depuis plus de dix ans, comme près de la moitié des producteurs de melons du Quercy, Benoît Marty a installé des ruches au pied de ses melons. "Les premiers melons sont plantés sous des tunnels au printemps, quand les journées sont ensoleillées, on en profite, on soulève l’abri et les abeilles viennent butiner les fleurs du melon", raconte le paysan. Et chaque année, la magie opère sur ses sept hectares à Belfort-du-Quercy. Dix-sept ruches ont été disposées par l’apiculteur tarnais Alain Barasc.

La pollinisation des fleurs de melon est une étape cruciale dans le développement du fruit. Benoît Marty le sait bien, il joue la carte de la sécurité même s’il ne peut pas réellement dire si le rendement est meilleur grâce à cette technique. "J’ai tendance à penser que oui mais ce n’est pas quantifiable, disons que les abeilles m’aident dans mon travail, c’est un plus", résume l’agriculteur qui produit environ 200 tonnes de melons par an.

Des aides de l’Europe

Et il est loin d’être le seul à se faire aider par ces petites ouvrières. "Rien que dans le village, sur trois producteurs, on est deux à avoir installé des ruches", explique-t-il. Michel Gaignoux, le responsable technique de l’association de producteurs de fruits et légumes des coteaux du Quercyconfirme l’engouement pour cette méthode, à l’heure où les abeilles se font de plus en plus rares.

"Cette technique existe depuis 2010 mais elle est particulièrement pertinente aujourd’hui car elle permet de définir les pratiques agricoles respectueuses des pollinisateurs et de leurs écosystèmes et d’inciter les agriculteurs à s’engager dans une démarche d’amélioration continue de leurs pratiques". Il estime qu’une trentaine de melonniers utilisent aujourd’hui cette méthode sur 76. Et si Benoît Marty, le producteur, s’interroge sur le rendement, pour Michel Gaignoux pas de doute : il est environ 15 % meilleur.

Le projet a même intéressé l’Europe qui prend en charge 50 % des frais de dépenses des apiculteurs dans le cadre des fonds opérationnels. Dans le Lot et le Tarn-et-Garonne, les abeilles ne sont pas près d’arrêter de butiner.




July 20, 2020 at 08:08PM
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